Comme nous le verrons plus loin le troisième escadron s'est très bien comporté.
Il se trouvait, d’une manière assez étrange, que le troisième escadron, déjà du temps du capitaine de cavalerie Zawisza à Perth, n’était pas particulièrement apprécié par les autres escadrons — on pourrait même dire qu’il était détesté. On ne savait pas vraiment pourquoi. On disait que c’était parce qu’il se donnait trop de mal, qu’il travaillait trop, qu’en un mot il était trop zélé.
Avant tout, ce sont les officiers des autres escadrons qui n’aimaient pas ce troisième escadron, et leur attitude se répercutait sur les hommes. Il arrivait parfois que cela mène à des disputes ouvertes, aussi bien entre officiers qu’entre soldats.
Au sein du commandement, les avis sur la valeur de cet escadron étaient partagés. Certains disaient que c’était un bon escadron, peut‑être même le meilleur ; d’autres qu’il ne valait rien.
Tout le monde savait cependant que la discipline y était la plus stricte, que les hommes travaillaient le mieux, qu’ils étaient les mieux tenus, et que les ordres du commandement y étaient exécutés avec la plus grande précision.
Cela explique peut-être la raison de toute cette passion envers le 3e escadron.
Kazimierz Duda - Chroniques de guerre - Fin 1941 jusqu'à avril 1942 - Page 8
Traduction : Helena Dudziak - Maria Sawicka - Steven Duda